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Quand les Amérindiens des Grandes Plaines faisaient découvrir leur culture à Gourin

 

Article publié en juillet 2017 et réactualisé le 30 juillet 2026

15 Amérindiens dans la ville

Mme Sara Harriger et plusieurs membres de BTA se font phographier avec le danseur qui n’est donc pas passé inaperçu…

Pendant quelques heures, la place de la Victoire à Gourin s’est transformée en un véritable lieu de rencontre entre la Bretagne et les peuples autochtones d’Amérique du Nord. Une quinzaine d’Amérindiens, venus des États-Unis et du Canada, y ont offert une démonstration de chants et de danses traditionnels avant de rejoindre le Ranch de Calamity Jane, à Languidic, où ils étaient invités à se produire tout au long du week-end.

Une rencontre exceptionnelle avec les peuples des Grandes Plaines

Rapidement, les habitants et les visiteurs se sont rassemblés autour des artistes, intrigués par cette animation peu commune. Parmi eux, Alden, membre de la nation Blackfeet (Pieds-Noirs) du Montana, attirait tous les regards. Il avait choisi de porter sa tenue cérémonielle traditionnelle, richement décorée de plumes, de franges et de perles, symbole de son identité culturelle.

Autour de lui, les autres membres de la délégation avaient adopté une tenue plus contemporaine, mais chacun arborait un élément rappelant son appartenance à sa nation : colliers perlés, bracelets d’argent, barrettes traditionnelles ou motifs inspirés de leur héritage culturel.

Pour beaucoup de spectateurs, cette rencontre constituait une première occasion de découvrir les traditions vivantes des peuples autochtones d’Amérique du Nord.

Chants, tambours et hommage à la nature

Bernard Reynald, collectionneur de voitures américaines exposait quelques voitures qui ont permis au public de se faire photographier…

Au son puissant des tambours, Alden entama une danse traditionnelle dont les mouvements faisaient virevolter les longues franges de son costume. Le rythme captivait le public, tandis que les chants résonnaient sur la place de la Victoire.

Laura prit ensuite le relais avec un chant consacré au grizzli, animal particulièrement respecté dans plusieurs cultures amérindiennes. À travers cette interprétation, elle rendait hommage à la nature, aux animaux et aux forces du monde vivant, des valeurs profondément ancrées dans les traditions spirituelles de nombreux peuples autochtones.

Le silence attentif des spectateurs témoignait de l’émotion suscitée par cette démonstration culturelle authentique.

À la découverte de la gastronomie bretonne

Après cette rencontre avec le public, les invités prirent place dans une crêperie de Gourin afin de découvrir l’une des grandes spécialités bretonnes : les galettes et les crêpes.

La lecture de la carte donna lieu à de nombreux échanges aussi amusants qu’enrichissants. Les visiteurs multipliaient les questions :

Les Amérindiens et les membres de BTA à la crêperie

« Qu’est-ce qu’une galette bergère ? »
« Comment dit-on « spoon » en français ? »
« Qu’est-ce qu’un poireau ? »

Les Gourinois présents se prêtèrent volontiers au jeu des explications, dans une ambiance chaleureuse où chacun découvrait les habitudes culinaires de l’autre.

À l’arrivée des assiettes, les appareils photo furent rapidement de sortie afin d’immortaliser cette première dégustation. Les galettes bretonnes remportèrent un joli succès, tout comme le caramel au beurre salé, particulièrement apprécié.

Une habitude nord-américaine demeurait toutefois bien présente : plusieurs convives accompagnèrent leur repas d’une bouteille de Coca-Cola.

Une semaine de découverte en France

Cette étape gourinoise s’inscrivait dans un séjour d’une semaine en France. Après leur passage en Centre-Bretagne, les Amérindiens rejoignirent le Ranch de Calamity Jane, à Languidic, où ils proposèrent plusieurs spectacles destinés à faire découvrir leurs chants, leurs danses et leur patrimoine culturel au public breton.

Les Amérindiens rejoignirent le Ranch de Calamity Jane, à Languidic.

Le voyage s’acheva par une visite de Paris avant leur retour en Amérique du Nord.

Un moment fort des liens entre la Bretagne et l’Amérique

Au-delà du spectacle, cette rencontre illustrait parfaitement les échanges culturels qui unissent depuis longtemps la Bretagne et l’Amérique du Nord. À Gourin, terre d’émigration vers le Nouveau Monde, accueillir des représentants des Premières Nations revêtait une dimension symbolique particulière.

Ces quelques heures de partage ont permis de mieux faire connaître les traditions des peuples autochtones et de rappeler que la culture demeure l’un des plus beaux moyens de rapprocher les peuples.

Tim de la tribu des Black feet

250 ans alliance

Regards Croisés, 250 Ans d’Histoire(s) et d’Amitié.

Du 18 août au 6 septembre 2026 au château de Tronjoly à Gourin(56)

À travers des panneaux illustrés, des documents historiques et des récits de parcours individuels, les visiteurs découvrent les multiples facettes de cette amitié franco-américaine. L’exposition évoque notamment l’aide apportée par la France pendant la guerre d’Indépendance américaine, les échanges économiques développés durant des décennies, ainsi que les nombreux liens culturels et universitaires qui continuent aujourd’hui de rapprocher les deux rives de l’Atlantique.

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