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Les lycéens de Saint-Joseph de Lorient en visite au musée américain

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Visite des lycéens de Saint-Joseph au musée de Bretagne Transamerica

lycée Saint-Joseph de Lorient en visite au musée américain

Gourin : des élèves de seconde du lycée St Joseph de Lorient ont visité le musée américain

56 lycéens du lycée St Joseph de Lorient ont été reçus par l’association. C’était le mercredi 5 novembre 2025, au musée américain, installé au château de Tronjoly. Ils étudient en seconde MRC (Métiers de la Relation clientèle),

« Ils sont venus découvrir l’histoire de l’émigration des habitants du pays de Gourin aux Etats Unis et au Canada », expliquait Brigitte Guillemot, leur professeur. « C’est une bonne expérience pour eux, d’autant plus que certains auront l’occasion d’aller faire des stages à l’étranger ».

Les élèves avaient préparé des questions sur le sujet. Ils se sont plus particulièrement intéressés à l’histoire de la statue de la Liberté et au financement participatif, qui a permis à 330 donateurs de financer la nouvelle statue en bronze, qui trône sur la place de la Victoire.

« Il y a eu aussi des questions sur Nicolas Le Grand, qui est reconnu comme étant le premier breton du secteur de Gourin à avoir tenter l’aventure en Amérique du Nord ». C’est ce que souligne Pierre-Marie Quesseveur, de Bretagne TransAmerica. « Il a été l’élément déclencheur des quelque 105 000 bretons qui ont tenté l’aventure outre Atlantique ».


Nicolas Le Grand

Nicolas Le Grand, le premier migrant breton vers l’Amérique

Nicolas Le Grand, né en 1852 à Roudouallec, au cœur des Montagnes Noires, est considéré comme le premier Breton à avoir émigré vers l’Amérique du Nord. Issu d’un milieu modeste, il exerçait le métier de tailleur et vivait dans des conditions très précaires. Comme beaucoup de paysans et d’artisans bretons du XIXᵉ siècle, il subissait la misère rurale d’une Bretagne encore isolée, où le travail manquait et les récoltes étaient souvent mauvaises. Il dira plus tard : « Je vivais misérablement d’un salaire de douze sous par jour. »

Vers 1881, à l’âge d’environ 29 ans, il prend une décision qui changera le destin de toute une région : il s’embarque pour l’Amérique, probablement via le port du Havre. À cette époque, partir ainsi était une véritable aventure. Il ne parlait pas anglais, ne savait pas écrire, et quittait tout : sa femme, son foyer et son pays. Il espérait simplement trouver de meilleures conditions de vie.

Arrivé en Amérique du Nord, probablement dans la région de New York ou du Canada, Nicolas Le Grand découvre un monde nouveau. Les premières années sont très dures. Il travaille dans des conditions pénibles, loge dans des baraques d’ouvriers et peine à s’adapter. Pourtant, il parvient à économiser un peu d’argent. Quelques mois plus tard, il envoie à sa femme restée en Bretagne un mandat de cinq francs, un geste symbolique qui provoque une forte impression dans son village. Cette somme, modeste en apparence, représentait un véritable signe d’espoir pour les habitants de Roudouallec.

Son exemple se répand rapidement. Dans une région frappée par la pauvreté, son départ et son retour au pays vont déclencher une vague d’émigration. Les voisins, les amis, les cousins veulent à leur tour tenter leur chance. On estime que, dans les décennies suivantes, des milliers de Bretons des environs de Roudouallec, Gourin, et Le Faouët suivront sa trace vers les États-Unis et le Canada. C’est ainsi que Nicolas Le Grand est considéré comme le pionnier de l’émigration bretonne en Amérique.

Après quelques années d’exil, il revient à Roudouallec vers 1884. Fort de son expérience, il ouvre un atelier de tailleur et un café baptisé Le Cheval Blanc, qui devient un lieu de rencontre pour les habitants et un symbole de réussite. Sa maison, encore visible aujourd’hui, fait partie du patrimoine local.

Roudouallec

Un siècle plus tard, sa mémoire est honorée par la commune de Roudouallec et par l’association Bretagne Transamerica, qui œuvre pour faire connaître l’histoire de l’émigration bretonne. En 2022, une cérémonie d’hommage lui est consacrée à Gourin, la « capitale des Américains de Bretagne ».

Nicolas Le Grand représente bien plus qu’un simple voyageur. Il incarne le courage, la curiosité et la ténacité d’une génération de Bretons qui, face à la misère, ont osé franchir l’océan. Son nom reste associé à cette aventure humaine et collective qui a profondément marqué l’histoire du centre Bretagne. Aujourd’hui encore, sa figure inspire la mémoire locale et rappelle les racines bretonnes de nombreux descendants installés en Amérique.

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