
Christophe Colomb, navigateur italien né à Gênes en 1451, a été mandaté par la reine d’Espagne Isabelle la Catholique pour rechercher une nouvelle route commerciale menant à l’Inde par l’Ouest. Il est parti de Huelva, en Espagne, le 3 août 1492 avec 90 personnes et 3 navires, financés par un impôt prélevé sur les Juifs et les musulmans de l’Andalousie récemment conquise. Le 12 octobre 1492, il est arrivé dans les Caraïbes, sur la côte nord de l’île Saint-Sauveur (San Salvador), puis le 28 à Cuba.
Christophe Colomb a effectué quatre voyages. Lors de son troisième voyage, il a découvert le Venezuela (la petite Venise) sans savoir qu’il était en Amérique du Sud. De même, lors de sa quatrième et dernière expédition, de 1502 à 1504, il a longé les côtes du Honduras. De retour en Espagne, il meurt le 20 mai 1506 à Valladolid. En 1529, son corps est transféré à Séville, puis en 1541 à Saint-Domingue à la demande de sa famille. En 1795, il est ramené en terre espagnole, à Cuba, avant d’être définitivement déposé à la cathédrale de Séville en 1898.
Christophe Colomb et les Caraïbes.
Par Joseph Le Guernic
Essai concernant les premières conséquences de l’arrivée des Conquistadors en Amérique


Son projet se basait sur les connaissances cartographiques de l’époque, qui surdimensionnaient l’Asie, comme le montre le globe de Martin Behaim de 1492. De plus, il avait sous-estimé de 30 % la distance depuis les Canaries, confondant le mile romain avec le mile arabe, mais il effectua néanmoins une traversée parfaite dans son orientation. On savait depuis longtemps que la Terre était ronde, car en 200 av. J.-C., Eratosthène, premier responsable de la Bibliothèque d’Alexandrie, avait calculé que sa circonférence au niveau de l’équateur était de 39 500 km.
La recherche du Pacifique
À partir du Traité de Tordesillas du 7 juin 1494, définissant sous l’autorité du pape Alexandre VI le partage du Nouveau Monde entre l’Espagne et le Portugal, Christophe Colomb et les Portugais continuèrent leurs expéditions, mais aussi des explorateurs d’autres nations (les Anglais sont à Terre-Neuve en 1502). Après la découverte du Brésil par le Portugais Pedro Álvarez Cabral le 22 avril 1500, le navigateur et cartographe italien Amerigo Vespucci participa à une expédition qui atteignit Rio de Janeiro le 1er janvier 1502. Il affirma que ce « Nouveau Monde » était en réalité un continent, qu’il nomma l’Amérique dès 1507 (Waldseemüller, Saint-Dié).
Image: Le partage du Nouveau Monde entre l’Espagne et le Portugal


En 1508, le roi d’Espagne Ferdinand le Catholique ouvrit à la concurrence la conquête de la Terra Ferma, entre la zone allant de la Colombie (Nouvelle-Andalousie) et le Honduras. Les gouverneurs devaient créer des colonies et exploiter les territoires pour la Couronne. La première ville, Santa María, fut fondée en 1510 avec Núñez de Balboa comme gouverneur.
Lors d’une exploration dans la région de Careta, il apprit l’existence, plus au sud, de « tribus très riches vivant sur le littoral de l’autre mer ». Le 1er septembre 1513, sans avoir eu l’appui du roi, il monta une expédition depuis Santa María, rejoignit Careta, et, avec 1 000 hommes, s’avança dans la direction indiquée par les Indiens. Le 25 septembre, ils aperçurent, du haut de la cordillère côtière, « la mer du Sud ». Alonso Martín, envoyé par Núñez de Balboa pour chercher un passage, fut le premier Européen à atteindre la plage et à naviguer avec un canoë, le 29, dans la baie San Miguel, que Magellan appellera, en 1520, l’Océan Pacifique.

Après avoir appris que l’archipel Rica exploitait les huîtres perlières, il s’y rendit en canoë en octobre et constitua un butin de perles et d’or, qu’il augmenta lors de son retour à Santa María le 19 janvier 1514. Conformément à la loi, le cinquième du trésor accumulé fut envoyé en Espagne au roi.
Fernand Cortés et la côte mexicaine
L’exploration des Caraïbes et des côtes américaines, du Brésil au Labrador, à partir de Cuba et de Saint-Domingue, avançait rapidement. Sous le règne de Charles Quint, roi des Espagnes depuis 1516, une première expédition fut entreprise en 1517 par Francisco Hernández, puis une seconde par Juan de Grijalva en 1518 pour suivre la côte ouest de la presqu’île du Yucatán et en relever le tracé vers le nord-ouest.

Au vu des informations obtenues, une troisième flotte appareilla le 18 février 1519 de Santiago de Cuba, sous le commandement de Fernand Cortés (Hernán Cortés), alors âgé de 34 ans. L’expédition comprenait 11 navires et, selon les sources, environ 500 soldats, 110 marins, 32 chevaux, 14 canons, 13 arquebuses, ainsi que 2 moines et une centaine de porteurs cubains. L’objectif était de suivre les côtes du Yucatán pour atteindre l’estuaire du Río Grijalva (Tabasco), puis avancer vers Veracruz (la Vraie Croix), qui serait fondée le Vendredi Saint, le 22 avril 1519, pour servir de base à la conquête du Mexique.
Dans un premier temps, ils rejoignirent plein ouest la côte du Yucatán, au niveau de l’île de Cozumel, pour faire le plein de provisions et christianiser les tribus rencontrées. Or, en 1511, un événement inattendu – et souvent méconnu – mais d’une importance capitale pour la suite de l’expédition de Cortés, s’était produit à cet endroit. En effet, lors d’une tempête, un navire espagnol, parti de la Nouvelle-Andalousie (côte de Panama) pour Cuba, s’était échoué sur la côte du Yucatán. Les survivants furent faits prisonniers par les populations côtières. Certains furent tués, d’autres sacrifiés aux dieux et quelques-uns mis en esclavage.
Parmi ces derniers, Gonzalo Guerrero s’assimila aux Mayas et devint un personnage militaire important de la tribu. Il les aidera à combattre les Espagnols. En revanche, Géronimo de Aguilar, esclave du roi Xamanzana, réussit à s’évader quelques années plus tard et fut recueilli par Cortés au début de son périple mexicain, fin février 1519. Maîtrisant la langue du pays, le yucatèque, il apporta une aide précieuse pour la conquête du Mexique, qui à ce moment-là, était encore considérée comme l’Inde (œillet d’Inde, canard d’Inde…).

En accostant dans la région de Tabasco, déjà reconnue en 1518 par Juan de Grijalva, les Espagnols furent attaqués par les populations indiennes. Effrayés par le bruit des armes à feu et par les chevaux qu’ils n’avaient jamais vus, le combat cessa rapidement. C’est à cette occasion que Cortés apprit l’existence, plus à l’ouest, d’une cité fabuleuse appelée Mexico – Tenochtitlan pour les Aztèques – construite au milieu du lac Texcoco.

Lors d’un échange de cadeaux, les Mayas remarquèrent qu’il n’y avait pas de femmes pour assurer la cuisine et les tâches ménagères des soldats. En plus d’or et de pierreries, ils offrirent aux Espagnols 20 esclaves, qui furent immédiatement répartis entre les officiers. L’une d’entre elles deviendra célèbre sous le nom de La Malinche, baptisée Marina par les Espagnols. Elle fut non seulement très belle – il lui fera un enfant nommé Martin – et intelligente, mais elle avait également été esclave chez les Aztèques et parlait leur langue, le nahuatl. Rapidement, elle maîtrisa aussi l’espagnol et devint, avec Aguilar, l’interlocutrice indispensable de Fernand Cortés auprès de ses futurs alliés indiens, mais aussi de l’empereur Montezuma II (Moctezuma) et de ses ambassadeurs.
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